Testez-vous sur l'Item 259 "Néphropathies interstitielles"

Quels sont les éléments orientant vers une néphropathie tubulo-interstitielle chronique aux acides aristolochiques ?

  1. Diabète insipide néphrogénique
  2. Fibrose rapidement progressive  
  3. Pyélonéphrites récidivantes   
  4. Consommation de préparations à visée amaigrissante  
  5. Présence concomitante d’un carcinome urothélial  

 

Extrait de l'Item 259 

La néphropathie aux acides aristolochiques (NAA) est une néphropathie tubulo-interstitielle chronique grave d’origine toxique caractérisée par une fibrose rapidement progressive. Elle a été décrite pour la première fois en Belgique chez des patientes ayant consommé des préparations à visée amaigrissante contenant une plante chinoise, Aristolochia fangchi, d’où la terminologie initiale de « néphropathie aux herbes chinoises ». On peut en rapprocher la « néphropathie endémique des Balkans » qui touche les populations des régions avoisinant les affluents du Danube. Cette dernière a initialement été associée à une intoxication par l’ochratoxine, une mycotoxine produite par des champignons microscopiques et naturellement présente dans de nombreux produits végétaux. Il s’avère finalement qu’elle soit liée à l’ingestion de céréales contaminées par des acides aristolochiques. Une corticothérapie peut être proposée aux patients évolutifs ayant un débit de filtration glomérulaire supérieur à 20 mL/min/1,73 m2. La progression vers l’insuffisance rénale terminale est souvent la règle. La transplantation rénale représente alors le traitement de choix, précédée si possible par une néphro-urétérectomie bilatérale prophylactique en raison d’un risque de près de 40 % de carcinome urothélial.

Il fallait donc répondre la B - Fibrose rapidement progressive  et la  D - Consommation de préparations à visée amaigrissante 

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