Quiz sur l'Item 140 "Connaître les aspects spécifiques des soins palliatifs en réanimation"

L’ordre de ne pas réanimer un patient semble raisonnable si ?

  1. Aucune amélioration substantielle n’est raisonnablement attendue  
  2. Son inscription apparaît clairement dans le dossier  
  3. La motivation de son inscription apparaît clairement dans le dossier  
  4. La transmission de cette décision est uniquement orale
  5. Les chances de guérison sont faibles

Extrait de l'Item 140 - Revue du Praticien - Vol 60 - 2015

Ordre de ne pas réanimer (DNR) versus admission en réanimation pour une « réanimation d’attente » Le refus d’admission en réanimation est souvent la première limitation des thérapeutiques actives. L’évaluation du bénéfice attendu de la réanimation est cruciale, dans la mesure où une prise en charge agressive dans un contexte où le bénéfice attendu est nul ou négligeable risque de conduire à des souffrances inutiles. Si aucune amélioration substantielle ne peut être raisonnablement attendue, l’admission en réanimation doit être évitée. L’ordre de ne pas réanimer doit être inscrit dans le dossier et motivé : facteurs liés au patient (état de santé trop altéré, facteurs de mauvais pronostic de la néoplasie sousjacente, comorbidités, âge...). La consultation du réanimateur est souvent nécessaire : plus de 35 % de leurs décisions de limitation concernent des refus de patients vus à l’extérieur du service de réanimation. En dehors des pathologies aiguës, dont la survenue brutale est souvent difficile à déterminer, dans les pathologies chroniques à risque de décompensation (défaillance chronique d’organe, cancer, hémopathie), il y a un intérêt évident à anticiper et aborder ces questions avec le patient. Or les préférences du patient ne sont souvent pas disponibles pour le clinicien. Une amélioration de la communication entre les praticiens et leur patient concernant les possibles complications aiguës de pathologies chroniques pourrait permettre d’améliorer le recueil des préférences du patient. En outre, tous les membres des équipes de soins, en participant à la recherche de ces préférences et à leur transmission, pourraient participer à une amélioration de la qualité des décisions prises. Le médecin référent doit exposer les différentes options réalistes et raisonnables avec les issues prévisibles, permettant au patient de se projeter dans ces différents scénarios avec ses propres valeurs ; et ce d’autant que les études attestent une mauvaise capacité de prédiction des souhaits du patient par les équipes. À noter que l’utilité des directives anticipées s’est avérée décevante aux États-Unis...

Il fallait donc répondre : A, B et C

 

Pour en savoir plus…

item 140 (Connaître les aspects spécifiques des soins palliatifs en réanimation) #abonnés
Dossier loi Claeys-Leonetti. Nouveaux droits, nouveaux enjeux De La Tour A. | La Revue du Praticien 2017  N° : 10 | Pages : 1129-47 #abonnés
Ce qui est nouveau dans la démarche en soins palliatifs Levy Soussan | La Revue du Praticien | N° : 2 | Pages : 175-8 #abonnés