Quiz sur l'Item 10 "agression sexuelle"

Lors de la prise en charge médicale immédiate après une agression sexuelle :

  1. L’entretien est le premier temps de l’examen
  2. L’examen clinique débute toujours par un examen de la région anale
  3. L’inspection des organes génitaux externes recherche des lésions d’allure traumatique (ecchymoses, lacérations, plaies…)
  4. L’examen périnéal est un examen spécialisé qui doit être réalisé en urgence en cas d’agression récente
  5. Dans la majorité des cas, on retrouve des lésions périnéales dans les suites d'une agression sexuelle

 

Extrait de l'Item 10 "Violences sexuelles"

Prise en charge immédiate

Le premier réflexe d’une victime d’agression sexuelle n’est pas toujours de se rendre dans un service de police ou de gendarmerie pour y déposer plainte. Elle peut se présenter dans un service d’urgence ou chez son médecin traitant pour y chercher de l’aide, du réconfort et des conseils, voire solliciter des soins si elle est blessée. Il est donc fréquemment demandé aux médecins, en dehors de toute procédure judiciaire ou policière, de recueillir une histoire d’agression, de réaliser l’examen médical, les examens complémentaires et d’orienter.

Pour ne pas réaliser un traumatisme supplémentaire, l’examen doit se dérouler dans le calme et avec la disponibilité nécessaire. L’examen peut être thérapeutique si le médecin met en confiance la victime, lui explique le déroulement de l’examen, tout en restant attentif à son état psychologique.

Entretien

C’est le premier temps de l’examen. Il est préférable de laisser la victime faire un récit totalement libre de l’agression, sans l’interrompre. Des questions ouvertes peuvent être posées pour préciser certains points. Au terme de l’entretien, le médecin doit être en mesure d’avoir des données précises sur :

– la date, l’heure, le lieu et les circonstances de l’agression ;

– le caractère unique ou répétitif de l’agression ;

– la nature de l’agression (attouchements, pénétration sexuelle, éjaculation, port de préservatif) ;

– les menaces, violences associées ;

– l’existence de liens entre la victime et l’auteur, liens affectifs ou d’autorité.

Examen clinique

Il est particulièrement important, à un moment où la victime a le sentiment de ne plus avoir le contrôle d’elle-même et de son environnement, de l’informer précisément sur le déroulement de l’examen et de recueillir son consentement à chaque étape.

L’examen débute toujours par un examen somatique général qui cherche des traces de violences (ecchymoses, hématomes, morsures…) qui sont précisément décrites (taille, couleur, situation), voire consignées sur un schéma ou, au mieux, photographiées. Le retentissement fonctionnel des lésions doit être précisé pour la détermination d’une éventuelle incapacité totale de travail (ITT).

La présence de taches de sang ou de sperme sur les vêtements de la victime impose de conserver ceux-ci dans un sac en papier (pas dans un sac en plastique où l’ADN risque de se dégrader) aux fins d’une analyse génétique ultérieure par un laboratoire spécialisé.

L’examen périnéal est un examen spécialisé qui doit être réalisé en urgence en cas d’agression récente (moins de 3 jours) non seulement pour tenter de mettre en évidence des éléments probants mais également pour assurer les gestes de prévention sur la victime. Le médecin ne doit pas hésiter à contacter un confrère s’il n’a pas l’habitude de ce type d’examen [...]

 

Les bonnes réponses sont : 

  1. L’entretien est le premier temps de l’examen
    Vrai 
  2. L’examen clinique débute toujours par un examen de la région anale
    Faux  (L’examen clinique débute toujours par un examen somatique général)
  3. L’inspection des organes génitaux externes recherche des lésions d’allure traumatique (ecchymoses, lacérations, plaies…)
    Vrai
  4. L’examen périnéal est un examen spécialisé qui doit être réalisé en urgence en cas d’agression récente
    Vrai
  5. Dans la majorité des cas, on retrouve des lésions périnéales dans les suites d'une agression sexuelle
    Faux (dans la majorité des cas, il n'est pas retrouvé de lésion périnéale dans les suites d'une agression sexuelle).

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