Quand faut-il faire une pH-métrie œsophagienne ?

La pH-métrie œsophagienne est : 

 A - utile pour établir le diagnostic positif du reflux gastro-œsophagien si la fibroscopie est normale,  

B - nécessaire si les symptômes de reflux gastro-œsophagien sont typiques, 

C - réalisée si les symptômes de reflux sont atypiques et la fibroscopie normale

D - réalisée si les symptômes de reflux résistent à un traitement bien conduit 

E - nécessaire si une œsophagite est décrite à la fibroscopie œsogastroduodénale 

 

 

Les bonnes réponses sont : A, C et D.

La pH-métrie établit le diagnostic positif du reflux gastro-oesophagien en détectant les épisodes de reflux, elle n’est donc pas nécessaire si les symptômes sont typiques ou s’il existe une oesophagite à la fibroscopie oeso-gastro-duodénale.

Elle est réalisée si les symptômes sont atypiques et la fibroscopie normale, si les symptômes résistent à un traitement bien conduit, ou en préopératoire si la fibroscopie était normale. Elle peut être filaire, réalisée grâce à une sonde placée dans la narine descendant jusqu’au bas oesophage, ou sans fil, avec une électrode unique placée dans le bas oesophage après repérage endoscopique. On mesure sur 24 heures, voire 48 heures pour la pH-métrie sans fil, les variations de pH dans le bas oesophage, transmises à un boîtier placé à la ceinture du patient et analysées informatiquement. Simultanément, le patient signale ses symptômes au niveau du boîtier, pour permettre d’analyser la concordance entre les symptômes ressentis et les épisodes de reflux. La pH-métrie sans fil est mieux tolérée, les enregistrements peuvent donc être plus longs, et le rendement diagnostique s’en trouve amélioré. Le diagnostic de reflux gastro-oesophagien est posé si l’oesophage est exposé à un pH < 4 plus de 5 % du temps ou si une association symptôme-reflux est mise en évidence.

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