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Item 155 - Tuberculose de l’adulte et de l’enfant

Dr Philippe Fraisse Responsable santé publique. Groupe pour la recherche et l’enseignement en infectiologie de la SPLF et Service de pneumologie du CH de Strasbourg Cedex 

Objectifs : CONNAÎTRE les populations à risque de tuberculose et l’épidémiologie de la résistance du BK. CONNAÎTRE les indications et SAVOIR. INTERPRÉTER une IDR à la tuberculine, un test interféron gamma. DIAGNOSTIQUER une primo-infection tuberculeuse, une tuberculose dans ses différentes localisations et chez l’immunodéprimé. CONNAÎTRE les principes du traitement d’une tuberculose dans ses différentes localisations, et de sa surveillance, notamment de l’observance. CONNAÎTRE les mesures de prévention à appliquer dans l’entourage d’un patient atteint de tuberculose.

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La tuberculose (TB) est une maladie, à savoir l’ensemble des symptômes, signes cliniques ou anomalies paracliniques secondaires à la présence de bacilles tuberculeux dans l’organisme et aux réactions immunitaires à ces bactéries − des mycobactéries du groupe tuberculosis (Mycobacterium tuberculosis, africanum ou bovis).

L’infection tuberculeuse latente (ITL) est définie par la présence de bacilles tuberculeux mais sans symptôme et avec une imagerie (thoracique) normale. Elle précède le développement d’une tuberculose. C’est un état instable plus ou moins durable, durant lequel les bacilles tuberculeux sont temporairement contrôlés par le système immunitaire. Ces sujets ne sont pas contagieux.

Connaître les modes de transmission des bacilles tuberculeux et de progression vers la tuberculose

Les trois quarts des tuberculoses sont pulmonaires.

La transmission des bacilles tuberculeux est essentiellement aéroportée, donc à partir d’une forme respiratoire de la tuberculose (pulmonaire, bronchique, ORL ou pleuro-pulmonaire). Elle est effectuée par des particules de sécrétions respiratoires contenant des bacilles tuberculeux (diamètre : 2 à 4 mm) déshydratées dans l’air ambiant, devenant ainsi des résidus de condensation (« droplets nuclei ») et réalisant un aérosol infectieux à proximité d’un malade (dénommé « cas index » dans la suite d’une chaîne de transmission des bacilles tuberculeux). Ces particules infectantes restent en suspension et sont viables plusieurs heures après leur émission. Elles sont donc potentiellement inhalées par les personnes fréquentant le malade, dénommées « sujets contacts ».

Le risque d’inhaler ces particules dépend :
– de la contagiosité du patient (examen microscopique positif ; toux fréquente ; excavations radiographiques ; manoeuvres médicales telles que la kinésithérapie respiratoire, les intubation/ extubation trachéale et la bronchofibroscopie) ;
– de la durée, de la proximité et du confinement des contacts.

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Crédit photo : DC/Dr. George Kubica — This media comes from the Centers for Disease Control and Prevention's Public Health Image Library (PHIL),