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Item 97 - Migraine, névralgie du trijumeau et algies de la face

Dr Caroline Roos, responsable du centre d’urgence des céphalées, hôpital Lariboisière, 75010 Paris

Les céphalées correspondent aux douleurs de l’extrémité céphalique englobant la face. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la prévalence globale des céphalées concerne un patient sur deux. La classification internationale des céphalées identifie de façon presque exhaustive toutes les céphalées. Cette classification, plusieurs fois actualisée avec une dernière version (International Classification of Headache Disorders 3rd edition, ICHD-3) en 2018, oppose les céphalées secondaires en lien avec une étiologie « identifiable », les céphalées primaires et les névralgies et autres douleurs de la face.

Les plus fréquentes sont les céphalées primaires (environ 80 %), pour lesquelles il n’est pas retrouvé d’affection causale. La céphalée primaire se définit par son tableau clinique, et le diagnostic est posé grâce à l’interrogatoire basé sur les critères ICHD. Il existe 4 grands groupes de céphalées primaires : les migraines, les céphalées de tension, les céphalées trigémino-autonomiques et les autres céphalées souvent circonstancielles (toux, effort physique). Leur origine, complexe, est une activation des voies douloureuses en rapport avec un dysfonctionnement central. Elles évoluent de façon chronique plus souvent sur un mode paroxystique (migraine, algie vasculaire de la face, céphalée de tension épisodique), séparées par des périodes sans douleur, ce qui permet d’identifier le caractère « récurrent », critère indispensable pour un diagnostic de certitude (tableau 1). Certaines céphalées évoluent sur un mode continu et quotidien (céphalée de tension chronique, migraine chronique, avec ou sans abus médicamenteux). Par définition, l’examen clinique du patient est normal en dehors des crises. Les examens complémentaires ne seront réalisés que pour écarter une cause secondaire, souvent lors d’un premier épisode quand le caractère habituel est absent. Compte tenu de la fréquence des céphalées primaires (près de 50 % de la population pour céphalée de tension et migraine réunis) et de leur impact en termes de qualité de vie, il faut savoir poser un diagnostic précis pour prescrire le juste traitement.

Extrait du tableau "Migraine, céphalée de tension, algie vasculaire de la face et névralgie classique : comparaison" 

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