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Item 165 - Infections à VIH - Dr Alain Makinson , Dr Édouard Tuaillon , Pr Vincent Le Moing 

Objectifs : INFORMER et CONSEILLER en matière de prévention de la transmission du VIH. CONNAÎTRE les situations justifiant la prescription d’une sérologie VIH. INTERPRÉTER les résultats d’une sérologie VIH et en annoncer le résultat. RECONNAÎTRE une primo infection par le VIH. PRÉVENIR et RECONNAÎTRE les principales complications infectieuses associées au VIH. CONNAÎTRE et SAVOIR DÉPISTER les principales complications non infectieuses associées au VIH. CONNAÎTRE les grands principes du traitement antirétroviral, de son suivi et de son observance. DÉPISTER une infection à VIH au cours de la grossesse et en organiser la prise en charge.

Éléments de physiopathologie

L’infection à VIH est une infection virale chronique qui se transmet par voie sexuelle, sanguine et de la mère à l’enfant. Deux types viraux sont observés, le VIH-1, le plus fréquent, et le VIH-2, qui concerne environ 1 % des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) en France. Les principales cibles de l’infection sont les cellules du système immunitaire : principalement les lymphocytes auxiliaires CD4 et les monocytes-macrophages. L’infection aboutit en moyenne après dix ans d’évolution, mais ce délai peut varier d’un individu à l’autre de quelques mois à plusieurs décennies, à une déplétion profonde des lymphocytes CD4 et à un déficit immunitaire global prédominant sur l’immunité cellulaire. Ce déficit immunitaire est responsable d’infections opportunistes et de tumeurs et constitue le sida, syndrome d’immunodéficience acquise. Le traitement antirétroviral bien conduit et associé à une bonne observance interrompt la réplication virale, ce qui permet la restauration progressive de l’immunité. Cette restauration immunitaire est d’autant plus rapide et complète que le traitement est initié tôt. L’interruption de la réplication virale est attestée par une charge virale VIH plasmatique mesurée par PCR ARN indétectable ; elle rend le risque de transmission interhumaine négligeable.

L’infection aboutit également à la constitution précoce, dès les premiers jours de la primo-infection, d’un réservoir ou sanctuaire viral, principalement au sein des lymphocytes T CD4 mémoires, notamment dans les structures lymphoïdes associées au tissu intestinal. Ce réservoir est peu diminué par les antirétroviraux. La longue durée de vie de ces cellules latentes ainsi que leur capacité proliférative sont la principale cause de la persistance virale dans l’organisme. En conséquence, le traitement antirétroviral n’a qu’un effet suspensif, son interruption conduit au bout de quelques jours à la reprise d’une réplication virale et donc de la destruction progressive du système immunitaire.

Prévention de la transmission sexuelle et sanguine du VIH

Prévention de la transmission sexuelle et sanguine du VIH Il existe plusieurs mesures efficaces de prévention de l’infection par le VIH qui, lorsqu’elles sont combinées, ont un impact individuel sur la transmission et un impact collectif sur la dissémination du VIH au sein des populations exposées. Il s’agit principalement[...]

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