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Item 128 - Troubles de la marche et de l'équilibre du sujet âgé

Pr Patrick Manckoundia - Service de médecine interne gériatrie pôle personnes âgées, hôpital de Champmaillot CHU, 21079 Dijon Cedex, France UMR INSERM/U1093 cognition, action, plasticité sensorimotrice, université de Bourgogne Franche-Comté, Dijon, France

Objectifs : Particularités chez le sujet âgé.  ARGUMENTER le caractère de gravité  des chutes et DÉCRIRE la prise en charge.

Définitions

L’équilibre est un état caractérisant un corps quand la somme des forces exercées et la somme de leurs moments sont nulles. Il permet de stabiliser le sujet dans son environnement. L’équilibre est une fonction sensorimotrice essentielle, car il est indispensable à la réalisation d’actes moteurs tant statiques (station debout) que dynamiques (marche), contribuant à l’indépendance de l’individu.  La posture est le maintien de tout ou partie du corps dans une position de référence. Elle appelle deux propriétés, l’orientation et la stabilisation. La marche est une activité rythmique volontaire, automatique et réflexe, s’inscrivant dans des contraintes de maintien de la posture et de l’équilibre. La chute est le fait pour un individu de se retrouver non inten­tionnellement sur le sol ou à un niveau plus bas que sa position de départ.

Physiologie de l’équilibre et de la marche

Le maintien de l’équilibre et la marche nécessite l’action conco­mitante de plusieurs systèmes.
Les afférences,  qui informent le sujet sur son environnement et sa situation par rapport à celui­ci et interviennent dans la per­ception et la régulation du maintien de l’équilibre, sont compo­sées de 3 types de capteurs : 

– proprioceptifs dont les récepteurs, situés dans les muscles, les capsules articulaires, la peau et le tronc, renseignent le sys­tème nerveux central sur la position des segments corporels dans l’espace ;

vestibulaires, dont les récepteurs, retrouvés dans l’oreille interne et comportant les otolithes (utricule et saccule) et les canaux semi­circulaires, informent le système nerveux central des ac­célérations linéaires et de la verticalité (otolithes), ainsi que des accélérations angulaires de la tête et du corps (canaux semi­ circulaires) ;
visuels situés dans la rétine et renseignant le système nerveux central de la situation spatiale du sujet et sur l’environne­ment. Outre sa fonction extéroceptive, permettant l’analyse fine de l’image, la rétine centrale est impliquée dans le contrôle de la position des parties du corps lors de mouve­ments de précision, tandis que la rétine périphérique analyse le mouvement.