Les 10 points clés de la Gynécologie de la petite fille

Ce dossier, consacré à la gynécologie de la petite fille, doit permettre à tout médecin de savoir examiner une fille prépubère, de prendre en charge les anomalies les plus courantes et de repérer des modifications conduisant à une prise en charge spécifique.

 

 

Les 10 points clés pour le médecin traitant

1 -  Pour réaliser l’examen gynécologique d’une enfant, il est souhaitable que les parents soient présents.

2 - Les pathologies gynécologiques de la fille prépubère sont diagnostiquées dans la majorité des cas par un interrogatoire, un examen physique général et gynécologique minutieux et bien conduit. Ce dernier bien qu’indolore n’est pas anodin, et il convient d’établir un climat de confiance avec l’enfant et ses parents.

3 - Les prélèvements bactériologiques sont  traumatisants et le plus souvent inutiles.

4 - La vulvite simple est fréquente chez l’enfant  prépubère, contrairement à la vulvo-vaginite, qui est rare. Le  traitement repose principalement sur des règles d’hygiène.
 
5 - Les hémorragies génitales peuvent être d’origine vulvaire, endovaginale ou utéro-ovarienne, en lien ou non avec une imprégnation 
hormonale. Dans la majorité des cas, l’interrogatoire  et l’examen physique permettent de faire le diagnostic. Il faut toujours éliminer un trouble de l’hémostase.
 
6 - Il faut insister auprès des petites filles et de leurs parents sur l’importance d’une bonne  position pendant la miction.
 
7 - Les corps étrangers intravaginaux ont le plus  souvent été introduits par l’enfant elle-même.
 
8 - La puberté précoce est définie par le développement  des seins et/ou de la pilosité pubienne et/ou axillaire avant  l’âge de 8 ans. Entre 8 et 10 ans, ce développement est le  plus souvent non pathologique et ne nécessite pas de  traitement.
 
9 - La distinction entre puberté précoce  pathologique et variante d’une puberté normale est fondée sur la clinique et des examens complémentaires bien ciblés à réaliser dans des structures expertes dans ce  domaine.
 
10 - La découverte, chez un nouveau-né, d’une hypertrophie clitoridienne,  isolée ou non,  nécessite un bilan étiologique rapide.