Diagnostic des jambes sans repos

 

Quels sont les 4 critères cliniques à satisfaire pour faire le diagnostic du syndrome des jambes sans repos 

  1. Besoin intense et irrésistible de bouger les membres et sensations désagréables des membres
  2. Symptômes aggravés par l’immobilité et la position allongé  
  3. Symptômes plus intenses le matin que le soir   
  4. Symptômes soulagés par le mouvement
  5. Symptômes plus intenses le soir par rapport à la journée 

 

 

Extrait de l’Item 108 « Troubles du sommeil » - Dr Lucie Barateau, Dr Régis Lopez, Pr Yves Dauvilliers  

Le syndrome des jambes sans repos est une cause majeure et fréquente d’insomnie d’endormissement et de maintien. Il reste cependant largement sous-diagnostiqué. Il touche 1 à 5 % de la population générale, plus fréquent chez la femme et chez les sujets de plus de 65 ans.

Le diagnostic est retenu si les 4 critères cliniques sont satisfaits :

– besoin intense et irrésistible de bouger les membres (le plus souvent les jambes), associé à des sensations désagréables au niveau des membres (impatiences) ;

– les symptômes sont aggravés par l’immobilité et la position allongée ;

– les symptômes sont soulagés par le mouvement ;

– les symptômes sont plus intenses le soir par rapport à la journée.

Dans 60 à 80 % des cas, le syndrome des jambes sans repos est associé à des mouvements périodiques des membres. Il s’agit de flexions périodiques des orteils, de la cheville, du genou voire de la hanche, durant quelques secondes. Ces contractions musculaires, si elles sont nombreuses, sont parfois associées à une importante fragmentation du sommeil. Le patient ne s’en plaint pas le plus souvent, mais le partenaire de lit peut témoigner d’une agitation répétée nocturne, le diagnostic est polysomnographique.

La physiopathologie du syndrome des jambes sans repos et des mouvements périodiques des membres repose sur des anomalies du transport du fer au niveau cérébral sous-tendues par une vulnérabilité génétique. Le manque de fer dans certaines régions du cerveau est responsable d’une dysrégulation du système dopaminergique. On distingue le syndrome des jambes sans repos idiopathique (à forte composante familiale, très dépendant des taux de ferritine dans le cerveau) des formes secondaires (maladie de Parkinson, neuropathie, insuffisance rénale, iatrogène-antidépresseurs/neuroleptiques).

 

Les bonnes réponses sont A, B, D et E

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