Cancer de la prostate : dépister ne veut plus dire traiter

On identifie désormais un groupe à bas risque d’évolution métastatique justifiable d’une surveillance active et non plus d’une prostatectomie d’emblée

Cancer localisé de la prostate : s’il n’est pas agressif, dépister ne veut plus dire traiter ! - François Desgrandchamps et Alessandra Masson - Service d’urologie, hôpital Saint-Louis, Paris, France

Les données existantes le confirment et doivent conduire à orienter différemment les patients en fonction de la présence ou non d’une maladie agressive. Cependant, le principal critère d’agressivité étant histologique, la réalisation des biopsies de la prostate reste indispensable à l’information éclairée des malades. Les urologues recommandent d’informer le patient sur la possibilité de dépister le cancer de la prostate par la réalisation d’un dosage du PSA sanguin et d’un toucher rectal lorsque l’espérance de vie est supérieure à 10 ans. Le dépistage est recommandé pour les hommes à partir de 50 ans, ou de 45 ans en cas de facteur de risque génétique ou ethnique. Il doit être interrompu après 75 ans. L’intervalle optimal n’est pas établi, un rythme de tous les 2 ans peut être proposé mais sera modulé en fonction du taux initial de PSA et de son évolution. Les patients doivent être informés qu’en 2017, dépistage ne veut plus dire traitement et que l’identification d’une maladie à faible risque conduira à la mise en place d’une simple surveillance. L’absence complète de dépistage conduirait inévitablement à un diagnostic plus tardif de la maladie à un stade métastatique et à une augmentation de la mortalité liée à ce cancer. 

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